Jeudi 16 juin 2011
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Les moines et prêtres qui servent l'église de la Résurrection sont bons et simples. La plupart
d'entre eux se rapprochèrent de moi quand ils surent que j'exerçais la médecine et l'art de la thérapeutique... Ils se désintéressèrent du fait que je sois poète. Les serviteurs de l'église, les
diacres et les jeunes vicaires prirent l'habitude de me témoigner de l'affection et de me consulter pour me demander des médications. Quant aux vicaires plus âgés que moi et les vieux moines,
j'allais à eux, à l'intérieur de l'église, quand ils me convoquaient.
La plupart des maladies de la population de Jérusalem étaient dues à l'aridité et au manque de
diversification alimentaire. Leur seule nourriture, la majorité du temps, était composée d'huile d'olive, de pain de son confectionné avec de la farine complète, non blutée, de fromage de chèvre
et de fruits pauvres... La vie des gens à Jérusalem est rude, l'air de la ville est doux en été, la plupart des journées, mais d'un froid vif la nuit et en hiver.
Quand mon âme se calma un peu quelques mois après mon installation, et quand s'apaisa mes
doutes, avec la multitude de croyant m'entourant, je me mis à composer des chants d'église, en syriaque, m'inspirant de l'esprit céleste qui enveloppe le lieu et l'emplit de crainte
révérencielle... Parmi les vers de ce temps-là, mes paroles dans un long hymne :
« D'ici est apparue la lumière du Ciel,
Elle écarta les ténèbres de la Terre, et délivra les esprits de l'affliction.
D'ici s'est levé le soleil des cœurs,
Avec l'éclat du Rédempteur, flamboyant de miséricorde, sur la Croix du Sacrifice.
Et qu'est-ce que la Croix ?
C'est le poteau vertical de la sainteté que croise le poteau de la miséricorde.
Ouvrons donc nos bras à l'horizon de la miséricorde, et redressons-nous en présence de la
sainteté.
Nous serons une croix qui portera sa Croix,
Et qui suivra Jésus. »