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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 09:08

Commentaire du verset du Qor'ân : Rassemble contre eux tes cavaliers et tes fantassins

 

   Quand tu prends la ferme résolution d'être religieux, le Démon dans ta nature te crie :

   " Ne va pas dans cette direction! Réfléchis, ô homme mal guidé ; car tu deviendras captif de la souffrance et de la pauvreté.

   " Tu deviendras misérable, tu seras coupé de tes amis, tu seras méprisé, tu le regretteras. "

   De peur du cri de ce Démon maudit, tu t'enfuis d'une vérité certaine pour tomber dans l'erreur,

   Disant : " Eh ! bien, j'ai demain et après-demain : je courrai dans la Voie de la religion, j'ai tout mon temps. "

   Alors, tu vois la mort tuant tes voisins à droite et à gauche, de sorte que s'élèvent les lamentations.

   A ce moment, de peur pour ta vie, tu décides d'être pieux pendant un temps, tu te comportes en homme véritable ;

   Tu revêts l'armure de la connaissance et de la sagesse, disant : " Je ne reculerai devant aucun danger. "

   De nouveau, le Démon de crie perfidement : " Prends garde, détourne-toi de l'épée de la pauvreté ! "

   A nouveau, tu t'enfuis loin de la Voie de la Lumière, et tu rejettes cette armure de connaissance et de vertu.

   Durant des années, tu es son esclave à cause d'un cri : tu t'es assoupi dans une telle obscurité !

   La crainte du cri des démons a enchaîné les gens et les a pris à la gorge,

   Jusqu'à ce que leurs âmes soient devenues désespérant de la Lumière, comme les esprits des infidèles qui demeurent dans les tombeaux.

   Telle est la terreur du cri de ce maudit : quelle doit être la crainte du cri divin !

   La peur du faucon tombe sur la noble perdrix : la mouche n'a pas part à cet effroi,

   Parce que le faucon n'est pas un chasseur de mouches : seules les araignées attrapent les mouches.

   Cette araignée, le Démon, exerce son empire sur les mouches comme toi, non sur la perdrix et l'aigle.

   Le cri des démons est le conducteur des damnés ; le cri du Seigneur est le gardien des saints,

   Afin que, étant donné que ces deux cris sont éloignés l'un de l 'autre, pas une goutte d'eau de la mer douce ne se mélange à la mer salée.

 

Mathnawî, Livre troisième, 4426-4344

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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 22:05

Commentaire du hadith de Mustafâ (sur lui la paix) que le Qor'ân a un sens extérieur, et un sens intérieur, et que ce sens intérieur a un sens intérieur, et ainsi de suite, jusqu'à sept sens

 

   Sache que les mots du Qor'ân ont un sens extérieur, et sous ce sens extérieur un sens intérieur, extrêmement puissant ;

   Et en dessous de ce sens intérieur, un troisième sens intérieur par lequel toutes les intelligences deviennent perdues.

   Le quatrième sens intérieur du Qor'ân, personne ne l'a jamais saisi, sauf Dieu, le Sans rival, l'Incomparable.

   Dans le Qor'ân ne considère pas, ô mon fils, seulement l'extérieur : le Démon ne voit en Adam rien d'autre que de l'argile.

   Le sens extérieur du Qor'ân est comme le corps d'un homme, car ses traits sont visibles, tandis que son esprit est caché.

   Les oncles paternel et maternel d'un homme (peuvent le voir) pendant cent ans, et ne pas apercevoir de son état intérieur le bout d'un cheveu.

 

Mathnawî, Livre troisième, 4244-4249

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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 10:57

“[...] on a trop souvent tendance à penser que l’admission d’un sens symbolique doit entraîner le rejet du sens littéral ou historique ; une telle opinion ne résulte que de l’ignorance de la loi de correspondance qui est le fondement même de tout symbolisme, et en vertu de laquelle chaque chose, procédant essentiellement d’un principe métaphysique dont elle tient toute sa réalité, traduit ou exprime ce principe à sa manière et selon son ordre d’existence, de telle sorte que, d’un ordre à l’autre, toutes choses s’enchaînent et se correspondent pour concourir à l’harmonie universelle et totale, qui est, dans la multiplicité de la manifestation, comme un reflet de l’unité principielle elle-même.”

René Guénon, Le Symbolisme de la Croix, Paris, Editions VEGA, 2007, p. 11

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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 18:20

Muhyi-d-Dîn Ibn ‘Arabî  tells how “a mission of Spanish Christians came from the north to negotiate with the Caliph. The Caliph wished to inspire then with awe by showing them the splendor of his kingdom. To this effect, he lined the road leading from the city gate of Cordoba to the gate of Medinat az-Zahra, a distance of one parasange (about 12 miles), with a double row of soldiers on either side who held aloft their naked swords that were both broad and long, with tips touching to form a roof. At the command of the ruler, the ambassadors were led between this double row of soldiers as through a covered way. The terror induced by this display is indescribable. In this way they reached the gateway of Medinat az-Zahra. The Caliph had had the ground from this gateway as far as the area where the reception by the ruler was to take place covered with brocade. At certain intervals along the way, dignitaries were seated, who could have been mistaken for kings, for they sat on splendid chairs, and were clothed in silks and brocades. Each time the ambassadors caught sight of one of these dignitaries, they fell  to the ground before them, taking him for the Caliph. Then they would be told, “Raise your heads! This is but a servant of his servants.” Finally they came to a courtyard, the floor of which was strewn with sand. In the center was the Caliph. His clothing was coarse and scanty. All he had on him was worth no more than four dirham. He sat on the ground, with his head bent forward. Before him was a copy of the Koran, a sword and a fire. “This is the ruler,” the ambassadors were told, who threw themselves to the ground. He raised his face in their direction, and even before they were able to utter a sound, he said to them, “God has commanded us, O you people, to call upon you to submit to this.” With these words, he showed them the Koran. “If you refuse, we shall compel you with this,” and he indicated the sword, “and if we kill you, then you will go thither!” and he pointed at the fire. The ambassadors were overcome with terror. At the command of the Caliph, they were led away before they could say anything. Subsequently, they signed the peace treaty, complete with all the conditions the ruler imposed.” (Titus Burckhardt, Moorish culture in Spain, London, Allen & Unwin, 1972, p. 34-35)

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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 10:30

"[...] Nous croyons voir le mal dans les choses dont nous souffrons : c'est une preuve de notre égoïsme ; c'est aussi une marque de notre insuffisance. Le mal n'existe que par l'idée que nous nous en faisons, par la croyance que nous lui donnons : il n'existe qu'en nous. Et nous voyons le mal relatif, là ou nous somme incapables de voir un chaînon dans la suite du Bien universel. Toute erreur vient donc de notre insuffisance et de notre incapacité. Cette insuffisance vient donc de notre relativité, c'est-à-dire de notre forme, c'est-à-dire de notre division analytique, c'est-à-dire de la multiplicité des êtres. [...]"

La Voie Métaphysique, Matgioi

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 22:27

Un extrait du chapitre VI, "Le chaos social", de La crise du monde moderne, par René Guénon :

« Il serait trop facile de montrer que l'égalité ne peut exister nulle part, pour la simple raison qu'il ne saurait y avoir deux êtres qui soient à la fois réellement distincts et entièrement semblables entre eux sous tous les rapports ; et il ne serait pas moins facile de faire ressortir toutes les conséquences absurdes qui découlent de cette idée chimérique, au nom de laquelle on prétend imposer partout une uniformité complète, par exemple en distribuant à tous un enseignement identique, comme si tous étaient pareillement aptes à comprendre les mêmes choses, et comme si, pour les leur faire comprendre, les mêmes méthodes convenaient à tous indistinctement. On peut d'ailleurs se demander s'il ne s'agit pas plutôt d'« apprendre » que de « comprendre » vraiment, c'est-à-dire si la mémoire n'est pas substituée à l'intelligence dans la conception toute verbale et « livresque » de l'enseignement actuel, où l'on ne vise qu'à l'accumulation de notions rudimentaires et hétéroclites, et où la qualité est entièrement sacrifiée à la quantité, ainsi que cela se produit partout dans le monde moderne […] : c'est toujours la dispersion dans la multiplicité. »

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31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 13:13

Un extrait du chapitre premier, "L'âge sombre", de La crise du monde moderne, par René Guénon :

  « Ce qu'on appelle la Renaissance fut en réalité, comme nous l'avons déjà dit en d'autres occasions, la mort de beaucoup de choses ; sous prétexte de revenir à la civilisation gréco-romaine, on n'en prit que ce qu'elle avait eu de plus extérieur, parce que cela seul avait pu s'exprimer clairement dans les textes écrits ; et cette restitution incomplète ne pouvait d'ailleurs avoir qu'un caractère fort artificiel, puisqu'il s'agissait de formes qui, depuis des siècles, avaient cessé de vivre de leur vie véritable. Quant aux sciences traditionnelles du moyen âge, après avoir eu encore quelques dernières manifestations vers cette époque, elles disparurent aussi totalement que celles des civilisations lointaines qui furent jadis anéanties par quelque cataclysme ; et, cette fois, rien ne devrait venir les remplacer. Il n'y eut plus désormais que la philosophie et la science « profanes », c'est-à-dire la négation de la véritable intellectualité, la limitation de la connaissance à l'ordre le plus inférieur, l'étude empirique et analytique de faits qui ne sont rattachés à aucun principe, la dispersion dans une multitude indéfinie de détails insignifiants, l'accumulation d'hypothèses sans fondement, qui se détruisent incessamment les unes les autres, et de vue fragmentaires qui ne peuvent conduire à rien, sauf à ces applications pratiques qui constituent la seule supériorité effective de la civilisation moderne ; supériorité peu enviable d'ailleurs, et qui, en se développant jusqu'à étouffer toute autre préoccupation, a donné à cette civilisation le caractère purement matériel qui en fait une véritable monstruosité. »

La crise du monde moderne, René Guénon

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 22:28

L'Imam Abû Hamîd Al-Ghazâlî, que Dieu l'ait en sa miséricorde, a dit  :

   « A celui qui a été conduit par l'adoration constante de Dieu et la répétition assidue de Son nom, vers la vérité essentielle de la piété et la purification du soi des souillures du monde, se dévoilent les lumières de la connaissance (ma'rifa). Et les choses qu'il avait apprises par imitation servile deviennent chez lui objets de vision effective et de contemplation mystique. Telle est la réalité essentielle de la connaissance qui n'est obtenue qu'après la dissolution du nœud des fausses croyances, et l'ouverture de la poitrine à la lumière d'Allah, qu'Il soit exalté : « Celui dont Dieu a ouvert le cœur à l'Islam, n'est-il pas dans une lumière venue de son Seigneur ? (Coran 39,22)  ».

   Ayant été interrogé sur le sens de cette ouverture de la poitrine, le Messager, que Dieu le bénisse, répondit : « Il s'agit d'une lumière que Dieu projette dans la poitrine du croyant » ; on lui demanda : « Et quel en est le signe ? ». Il poursuivit alors : « Se détourner du monde des illusions et aspirer à celui de l'éternité ». Par cette parole, nous savons que le théologien (mutakallim) qui se passionne pour les choses terrestres et qui s'adonne sans frein à ses plaisirs n'est pas au fait de la réalité essentielle du savoir. S'il la connaissait, il se serait totalement écarté du monde des illusions. »

(Le critère de distinction entre l'islam et l'incroyance, Al-Ghazâlî, éditions Vrin, traduction Mustapha Hogga)

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 09:43

 

« Les phénomènes naturels en général, et notamment, les phénomènes astronomiques, ne sont jamais envisagés par les doctrines traditionnelles qu'à titre de simple mode d'expression, comme symbolisant certaines vérités d'ordre supérieur ; et, s'ils les symbolisent en effet, c'est que leurs lois ne sont pas autre chose, au fond, qu'une expression de ces vérités mêmes dans un domaine spécial, une sorte de traduction des principes correspondants, adaptée naturellement aux conditions particulières de l'état corporel et humain. On peut comprendre par là combien grande est l'erreur de ceux qui veulent voir du « naturalisme » dans ces doctrines, ou qui croient qu'elles ne se proposent que de décrire et d'expliquer les phénomènes comme peut le faire la science « profane », bien que sous des formes différentes ; c'est là proprement renverser les rapports et prendre le symbole lui-même pour ce qu'il représente, le signe pour la chose signifiée. »

René Guénon, L'Homme et son devenir selon le Vêdanta, Paris 1976, (page 174, note 1).

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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 21:36

Le Hamas

Alors que l'OLP commence peu à peu à accepter le principe de l'existence de l’État d'Israël, une nouvelle opposition à celui-ci apparaît en 1987 sous la forme du Mouvement de la résistance islamique, plus connu sous le nom de Hamas, acronyme de son nom en arabe. Nous nous intéresserons tout d'abord à sa création et à son action, puis nous évoquerons sa charte et enfin nous présenterons quelques éléments biographiques de certains de ses dirigeants.

I- Le Hamas : un mouvement aux multiples facettes

Le Hamas est une branche des Frères musulmans en Palestine. Cette association islamique fut introduite à Jérusalem par Saïd Ramadan, le gendre de son fondateur Hassan al-Bana. Avant la création du Hamas, l'association ne se préoccupait pas de résistance, mais seulement d'activités sociales diverses. Cependant, au début des années 1980, un islamisme inspiré de la révolution iranienne fait son apparition. Un premier groupe de cette tendance est créé en 1980, le « Jihad islamique ». Puis, au début de la première intifada, le Hamas est fondé autour de cheikh Ahmed Yassine (1937-2004). Son développement fut favorisé par l'affaiblissement du Fatah après l'assassinat d'Abou Jihad (Khalil Al Wazir), un des leaders de l'intifada. De même, le mouvement fut aidé financièrement par Israël qui voulait soutenir les oppositions à l'OLP. Cette politique se retournera contre l’État hébreu qui subira de nombreux attentats suite à l'assassinat de Yehiya Ayache, fondateur du bras armé du Hamas, contribuant ainsi à l'échec des accords d'Oslo. Le mouvement islamique répéta la même politique d'attentats suicides lors de la seconde Intifada. Le mouvement se développa également en dehors de la Palestine, notamment en Jordanie, autour de plusieurs leaders comme Khaled Mecha'al. Toutefois, les attentats du 11 septembre 2001 placent le Hamas dans une position délicate car désormais considéré comme une organisation terroriste par les États-Unis et l'Union.

Par ailleurs, le Hamas gagna en influence dans les territoires occupés grâce à son action sociale. Jusqu'à 2004, le mouvement coexistait plus ou moins pacifiquement avec l'Autorité palestinienne. Cependant, la mort de Yasser Arafat et des leaders du Hamas, le cheikh Yassine et Rantissi entraina une radicalisation du mouvement. Quand il emporta les élections législatives palestiniennes le 26 janvier 2006, Ismaïl Haniyeh est nommé premier ministre. Mais l'Occident fit rapidement front contre le Hamas en retirant les subventions que touchait le gouvernement palestinien. Les tensions montèrent avec le Fatah menant, malgré de nombreuses tentatives de conciliation, à une guerre civile dans la bande Gaza dont le Hamas prend totalement le contrôle et un blocus israélien y est imposé. Par la suite, des élections intérieures sont organisées à Gaza pour désigner les instances dirigeantes. Le dernier proche de cheikh Yassine à être aux commandes sera Ismaïl Haniyeh, les autres membres étant tous indépendants ou liés à Khaled Mecha'al.

II – La charte du Hamas

Le Hamas adopta cette charte le 18 août 1988. Il s'y définit comme une branche des Frères musulmans en Palestine. La référence à l'islam est bien sûr omniprésente dans la charte, avec notamment de nombreuses citations coraniques et de hadiths. Elle prône un retour à l'islam et son extension sur toute la Palestine, les autres religions devant coexister dans son ombre. Son programme politique envers Israël est sans compromis : aucune paix possible tant que la Palestine dans son ensemble ne sera pas dans le giron de l'islam. Il définit d'ailleurs le territoire palestinien comme étant une terre waqf laquelle personne n'a le droit de renoncer. Elle rejette la volonté de laïcité de l'OLP mais respecte les autres mouvements nationalistes ou islamiques tant qu'ils ne « font pas allégeance » aux puissances occidentales ou communistes.

D'un point de vue social, la charte définit une société solidaire face à Israël. La femme y a vocation à être « l'usine à hommes », tout en ayant un rôle moral, car gérante du foyer et de l'éducation des enfants. L'enseignement à l'école doit être islamique, avec aussi une étude de « l'ennemi ». De plus, l'art peut être utilisé à des fins de « mobilisation ». La charte dit accepter les deux autres religions du Livre, mais les références directes aux « Juifs » comme, étant l'ennemi tempère cette affirmation. De même, la charte fait explicitement référence aux Protocoles des Sages de Sion, contrefaçon utilisée par de nombreux adhérents aux théories de complots juifs.

III – Les dirigeants du Hamas

Le membre fondateur principal du Hamas est le cheikh Ahmed Yassine. Il est né à Gaza en 1937 et fut paralysé à l'âge de douze ans dans un accident. Il fait ses études au Caire où il rallie les Frères musulmans. Après diverses activités à Gaza, le gouvernement israélien l'encourage à créer un mouvement destiné à s'opposer à l'OLP. Il commence ses activités violentes à partir de 1982 et est emprisonné par Israël puis libéré. Il fonde le Hamas en 1987 et en devient le guide spirituel. Il est arrêté en 1989 puis libéré en 1997 avec le fiasco de la tentative d'assassinat de Khaled Mecha'al en Jordanie par le Mossad. Il est tué en 2004 lors d'une attaque israélienne.

Khaled Mecha'al quant à lui est né en 1956 en Cisjordanie. Il s'exile au Koweït en 1967. Dès la création du mouvement, il fut un membre très actif. Il s'installe en 1997 à Amman. Le Mossad lui injecte un poison à Amman en 1997, mais plusieurs des agents israéliens sont capturés. Devant la réaction et les menaces du roi Hussein, Benjamin Netanyahou, alors premier ministre d'Israël, libère cheikh Yassine et envoie un antidote pour Khaled Mecha'al. Sa notoriété s'accrut suite à cet incident, augmentant son influence au sein du Hamas. Il devint ensuite responsable du mouvement à l'étranger. Partisan d'un rapprochement du Hamas avec l'Iran et la Syrie, il s'emploie à en renforcer les liens.

Parmi les autres dirigeants du Hamas on peut citer Abdel Aziz Al-Rantissi, né en 1947, il est l'un des cofondateurs du mouvement. Il était également pédiatre. Il subit de nombreuses arrestations jusqu'en 1999. Il échappa à une tentative d'assassinat en 2003. Il remplaça le cheikh Yassine en tant que chef général du Hamas après la mort de ce dernier en 2004. Finalement, il mourut un mois plus tard dans un raid israélien. Ismaïl Haniyeh quant à lui est né en 1962 dans la bande de Gaza. Il sera nommé premier ministre suite aux élections législatives de 2006. Après son limogeage par Mahmoud Abbas, le Hamas prit le contrôle de Gaza où il exerce encore la fonction de premier ministre.

Le Hamas est passé par de nombreuses phases. De mouvement terroriste et de résistance, il est peu à peu devenu un véritable parti politique, jusqu'à gagner une légitimité lors des élections de 2006. Malgré un discours relativement dur, on voit peu à peu une volonté de paix s'affirmer chez certains des dirigeants.

 

Bibliographie :

Antoine Sfeir et Collectif, Dictionnaire géopolitique de l'islamisme, Bayard Centurion, 2009

Pour la charte du Hamas : http://www.gremmo.mom.fr/legrain/voix15.htm

Pages wikipédia :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Hamas

http://fr.wikipedia.org/wiki/Isma%C3%ABl_Haniyeh

http://fr.wikipedia.org/wiki/Abdel_Aziz_al-Rantissi

 

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Published by Abou Marwan - dans INALCO
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